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Votre enfant refuse à aller à l'école ?

Posté par: Nemi Nemo Dans: La vie du magasin Le: Commentaires: 0 Succès: 118

Après les vacances, certains enfants font une phobie scolaire, 2 à 5 % des enfants deviennent angoissés à l'idée d'aller à l'école et feront des absences répétées et prolongées qui pourront être lourdes de conséquences pour leur avenir.

Voici des pistes pour réagir.

Comprendre le contexte :

Contrairement à l'absentéisme scolaire, les jeunes refusant d'aller à l'école n'ont pas d'autres problèmes de comportement.

Le refus scolaire survient généralement après une période d'absence de l'école (maladie ou vacances) ou après un changement important comme l’entrée dans une nouvelle école ou classe.

refus scolaire et absenteisme
Dans la phobie scolaire, personne n'est à blâmer pour le refus de l'école.
Il est causé par l'interaction de multiples causes impliquant l'enfant (comme la peur de l'échec), la famille (comme la surprotection familiale ou la maladie), l'école (comme lieu coercitif), et les défis sociaux (comme la pression des résultats scolaires et la compétition institutionnalisée).

Que pouvez vous faire ?

Il faut encourager la relaxation, combattre les pensées anxieuses et favoriser une exposition progressive à la peur, pour cela privilégier la thérapie cognitive et comportementale (TCC *) permettant de dépasser l'épisode aigu et ensuite de faire un travail de fond.

Ce travail devra comprendre une thérapie familiale en liaison avec l'école.
L'objectif est de faire face à la détresse ou malaise de l'enfant en augmentant "en même temps" la fréquentation scolaire même si l'anxiété peut persister pendant un certain temps.

enfant refus de l'école

Si votre enfant refuse d'aller à l'école,  voici comment vous pouvez réagir :

1. Demandez de l'aide.

Les écoles et les parents attendent souvent que le problème soit profondément enraciné avant d'agir.

Malheureusement, chaque jour d'école manqué a un impact sur les résultats scolaires, et l'absence continue est associée à des taux plus élevés d'abandon scolaire précoce, de difficultés émotionnelles et comportementales, et de mauvaise adaptation sociale.

Pour minimiser ces conséquences, vous devez agir tôt, mobiliser votre réseau de soutien et, si nécessaire, demander une aide professionnelle.

2. Envisagez les éléments déclencheurs possibles.

À un moment où vous êtes tous les deux calmes (et pas les matins d'école), demandez à votre enfant de décrire les principaux problèmes qu'il rencontre pour aller à l'école. Ensemble, vous pourrez peut-être résoudre ces problèmes ou élaborer un plan pour les gérer.


Pour les enfants plus jeunes ou ceux qui ont du mal à exprimer leurs sentiments, vous devrez peut-être utiliser le modèle observer-valider-réorienter :

Observez : "J'ai remarqué que tu as l'air contrarié et inquiet, le matin, et que tu demandes souvent à rester à la maison".

Validez : "Nous nous sentons tous contrariés et inquiets parfois et cela peut nous mettre mal à l'aise."

Rediriger : "Aller à l'école est très important. Qu'est ce que  nous pouvons faire pour t'aider à aller en classe ?"

3. Adoptez une approche gentille, mais ferme.

Attitude ferme et à l'écoute


Il est important de faire preuve de gentillesse lorsque votre enfant vit quelque chose de pénible. La gentillesse peut se manifester en l'écoutant parler de ses inquiétudes, en lui offrant un moment d'affection physique ou en restant calme face à sa frustration.
Et surtout ne pas lui faire ressentir votre angoisse provoquée par le possible échec scolaire.

4. Transmettre des messages clairs et cohérents


Vous réveillez votre enfant pour l'école à 8 h 15 et devez quitter la maison à 8 h 45, inquiet qu'il ait besoin de dormir davantage. 

Vous vous asseyez sur le lit et lui demandez "comment tu te sens aujourd'hui ?". Votre enfant devient angoissé et dit qu'il ne va pas à l'école. Inquiet, vous lui faites remarquer que "ce serait vraiment bien si tu pouvais". Votre enfant refuse. Vous commencez à vous sentir anxieuse et bouleversée, et lui dites "tu ne peux pas continuer comme ça" avant de sortir.
phobie scolaire
L'enfant n'a eu que peu de temps pour se préparer, les messages verbaux concernant la fréquentation scolaire sont ambigus et vous quittez la pièce en détresse.

Une approche plus utile consisterait à :

Réveiller l'enfant à la même heure chaque jour en lui laissant suffisamment de temps pour se préparer pour l'école
Donner des messages clairs sur la fréquentation scolaire, tels que "il est temps de se lever pour aller à l'école" et "je sais que tu ne veux pas y aller, mais nous ne pouvons pas te laisser rester à la maison".
Encourager une approche graduelle de la matinée si l'enfant devient angoissé : "concentrons-nous d'abord sur le petit-déjeuner", "rangeons ton sac d'école", et ainsi de suite.

5. Définir des routines claires pour les jours de congé

Souvent les efforts déployés pour encourager l'assiduité scolaire  sont entravés par les incitations positives à rester à la maison : la possibilité de faire la grasse matinée et de passer la journée à se détendre, à regarder la télévision et à jouer à des jeux vidéo, ou à bénéficier d'une attention plus individuelle de la part d'un parent.

Si vous trouvez votre enfant à la maison les jours d'école, établissez une routine à la maison semblable à celle de l'école :


- se lever et s'habiller à l'heure de l'école
- limiter l'accès à la télévision et à Internet pendant les heures de classe
- encourager l'enfant à terminer son travail scolaire
- limiter le temps en tête-à-tête avec le parent jusqu'après les heures de classe
- réduire les activités hors de la maison, comme les courses

6. Ne soyez pas isolé, faites participer tous les acteurs de la vie de votre enfant.

Communiquez clairement et fixez des attentes précises à toutes les personnes concernées : les parents, l'école, le jeune et tout autre professionnel impliqué, comme le médecin généraliste de votre enfant.
équipe pédagogique et refus scolaire

À l'école, ces enfants se présentent souvent aux enseignants ou au personnel de l'infirmerie, avec une myriade de plaintes physiques, telles que des maux de tête et des maux d'estomac. Si vous êtes inquiet, emmenez l'enfant chez un médecin généraliste pour rechercher des causes physiques. En l'absence de maladie physique, ces plaintes sont probablement liées à l'anxiété.

Parlez à l'enseignant de la classe de votre enfant  des difficultés rencontrées par votre enfant. Il pourra vous aider .

Bien que ces sentiments soient désagréables pour vous et votre enfant, avec le soutien et l'intervention appropriés, votre enfant peut rester dans l'environnement scolaire et augmenter progressivement sa participation. 

La patience, la persistance et une ouverture à la résolution de problèmes sont essentielles.

*Principes et modèles de la thérapie cognitive comportementale :

  • la contextualisation du symptôme est plus importante que le symptôme sensu stricto
  • le psychiatre ou le psychologue TCC cherche à modifier la relation du patient à son symptôme plus que le symptôme lui-même
  • le thérapeute TCC aide le patient à accepter les symptômes à savoir les émotions, les pensées automatiques et les ressentis physiques, au lieu de les fuir
  • l’accueil du symptôme sans jugement prend une part importante dans le travail psychothérapique
  • la mise à distance des pensées est à privilégier, et non pas leur restructuration rationnelle. A ce titre, la pleine conscience est un outil parmi d’autres permettant de travailler cet aspect.
Mots-clés phobie scolaire

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